Quand la vie nous rappelle à elle…

Il suffit d’une simple nausée pour nous rappeler à quel point on ne contrôle rien du tout. Une bactérie ou une discussion qui part en vrille d’un coup et tout peut basculer d’une seconde à l’autre, pour le restant de nos jours.

La journée pouvait être excellente, pleine d’enseignements et de réalisations, il suffit d’une seconde d’angoisse pour tout remettre en question et faire valser toutes les vérités qui nous maintenaient jusqu’alors sur la voie du juste milieu.

Il suffit d’une période où rien ne se passe comme prévu, où on ne peut pas faire ce qu’on à faire parce que d’autres urgences arrivent de nulle part et prennent subitement la place de toutes les autres.

Une période où les vieux démons ressortent, où les galères s’enchaînent, où toutes les activités dans lesquelles on s’est engagé nous demande simultanément de leur consacrer toute notre énergie.

Soudain, le silence complet n’est plus accessible, chaque temps libéré devient une occasion de bosser, cogiter, courir, se soigner, tenter de raccourcir la liste des tâches à accomplir et nourrir l’espoir que bientôt, promis, on pourra revenir à l’authentique silence, à notre tout-doux liste…

Le repos n’est plus permis mais malgré la fatigue on s’arrête pas, on continue. La vie c’est le mouvement, rien n’est jamais complètement identique à ce qui précède : rester figé sur une idée, une situation ou une chose à faire, c’est passer à côté de la seconde d’après. Le mouvement impose d’aller de l’avant, de rester en mouvement pour trouver l’équilibre : comme sur un vélo, si on s’arrête on tombe…

Alors on s’arrête pas, on continue, même si on manque de sommeil, même s’il fait de plus en plus froid dehors, même si les gens n’ont pas forcément le moral autour de nous et que ça finit par déteindre sur notre humeur, on s’arrête pas, on continue, on transforme la fatigue en patience et la nervosité en énergie du désespoir, le genre d’énergie qui nous fait vivre des choses extraordinaires… au moment où on s’y attend le moins.

On se surpasse, en gardant en tête qu’on peut pas être partout mais qu’on est tout le temps quelque part, même si ni le temps ni l’espace n’ont de prise sur ce qui nous pousse.

Les émotions passent leur chemin, elles vont et viennent, ce qui demeure mérite toute notre attention.

Le quotidien nous somme de rester présents, attentifs…

Solaires.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s