Comme une cloison invisible

T’es dans les tribunes et t’as grave envie de rentrer sur le terrain. T’es dans la salle et ça te démange de monter sur scène. T’es devant ton écran, ton livre ou ton poste radio et tu te verrais bien passer de l’autre côté du miroir… 

Est-ce que ça t’est déjà arrivé de te sentir guidé, poussé par cette sorte de langage silencieux, cette musique sans son qui te murmure que c’est pas toi qui marches, parles ou enchaînes toutes ces actions ? Tu te vois en train d’agir comme si t’étais un étranger, comme si t’étais dans les tribunes de toi-même… Ça t’est déjà arrivé ? 

Est-ce que t’as déjà éprouvé le sentiment de marcher sur la ligne de crête de montagnes de contradictions en essayant d’exprimer ce que tu ressens sans chuter d’un côté ou de l’autre de la dualité, comme si t’étais un genre de funambulancier de l’extrême ?

Ce qui t’importe c’est d’apprendre, de connaître, d’apprendre à connaître, d’élargir ton champ de vision aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de toi… Parfois tu te vois comme une cloison invisible entre ce qui t’échappe et ce qui t’échappe, l’immensité autour de toi et l’univers infini qui se cache au fond, tout au fond du fond des profondeurs de ce qui se cache de l’autre côté du miroir…

L’autre jour t’as revu cette vidéo d’animation qui compare la taille de la Terre à celle du soleil, puis à celle de notre galaxie, des autres galaxies, des milliards d’autres galaxies qui regroupent chacune des milliards de planètes qui tournent autour de milliards d’étoiles, toutes ces galaxies qui forment un seul univers parmi des milliards d’autres puisque visiblement on parle de multivers maintenant, tellement ce qu’il y a d’immensement grand pour nous est dérisoire par rapport à ce qui existe…

Et pourtant tout s’emboîte et s’imbrique comme un réseau électronique ou numérique, tout est réglé comme du papier à musique sans son, même si la mélodie complète échappe à tout le monde, quel que soit le nombre de notes qu’on puisse connaître, ou croire connaître…

Quand tu penses à ta place dans le multivers, t’as beau te dire que ce qui t’importe c’est d’apprendre, de connaître, d’apprendre à connaître, d’élargir ton champ de vision aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de toi… tu te souviens que c’est tellement infini que c’est aussi désespérant qu’exaltant.

Et de ce point de vue, t’es aussi bien dans les tribunes que sur le terrain, peu importe où tu te trouves, l’essentiel c’est de te trouver…

Te trouver…

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