Le flux revient

Le flux revient, la nuit est pleine, le sommeil peine à rivaliser avec ce qui pourtant dépend aussi de lui puisque la fatigue est là, en toile de fond.

Le flux ressemble au feu qui crépite, à ces flammes lourdes, charnues, qui s’échappent des braises rouges cendres. Le flux ressemble au torrent qui jaillit de la source d’un seul coup, abrupt comme un rayon de soleil qui transperce les nuages.

Les flammes et les flots façonnent le flux. Fluide, il fait sa vie, vite, tout en ignorant la notion du temps et le nombre d’heures de sommeil dont l’organisme a besoin pour se régénérer.

L’organisme puise cette énergie comme si elle était inépuisable, renouvelable à l’infini. Il s’agit d’une effusion, oui, d’un jaillissement à la fois intense et continu, comme une bourrasque qui sort du cœur comme pour mieux y entrer.

Le vent dépoussière l’intérieur et il faut s’accrocher. On n’est pas toujours prêt à voir ce qui apparaît, pas toujours préparé à revoir ce souvenir sous ce jour précis, de ce point de vue-là, contre toute attente. Pourquoi ce souvenir plutôt qu’un autre ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi cet écho précis, cette résonance si particulière ?

Mélange de plénitude et de solitude, mélange d’évidence du cœur et d’impasse du cerveau, la fontaine offre son eau à partir du moment où les questions n’entravent plus sa course.

Et quand l’aube remplace la nuit dans les yeux comme dans les cieux, l’adoration reprend ses droits…

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