La vie s’écoule nan ?

Les jours passent comme des avions… et nous avec. On est tous ici de passage… Passent les heures, passent les nuages, passe-moi 40 centimes s’te-plaît, il me faut un café bien fort sinon je vais rester toute la journée entre la mort et la vie.

La vie s’écoule nan ? Les choses se passent… de commentaires, souvent. Ce qui arrive nous dépasse… par la droite… on ne s’y attend pas toujours… et toujours pas… malgré leur récurrence.

On a beau se repasser les scènes, repasser nos plus belles chemises, les enfiler un peu pour se sentir beau et un autre peu pour se montrer aussi… secrètement… les jours passent et on se demande à quoi bon… à quoi s’adonner pour donner le meilleur de soi, donner les meilleurs fruits possibles, les plus nourrissants, charnus et rafraîchissants à la fois…

Les jours passent et les motifs profonds qui font tourner le monde nous passent au-dessus des cheveux. On se risque parfois à croire aussi naïvement que sincèrement qu’on a tout compris, qu’on est capable de tout résumer en quelques lettres ou que d’autres l’ont déjà fait avant nous, qu’il suffit donc de suivre leur voie… avec un peu de réussite, ça passe… et puis reviennent bien vite les doutes, failles dans l’armure… fissures qui laissent passer le froid malgré le manteau en cuir de peau de chèvre qu’on a enfilé pour se sentir en sécurité… à l’abri du froid qui passe…

Le début de ce texte appartient déjà au passé… à moins que ta relecture le ressuscite… et qu’il suscite encore ce feeling si… passager…

Comme ce feeling, je ne suis qu’un passager… une plume qui passe… un passant… un passeur de feeling… je lui fais passer la frontière entre toi et toi-même… qui n’existe déjà plus. Ce chemin n’est pas sûr… le feeling n’est jamais sûr de passer mais…

On se rassure en se ressassant que les jours passent.